[L'arrière-plan est une illustration du développement de la SuissE avec ses limites.]
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"Sommes-nous trop nombreux?"

Voir aussi, 2012: Einreichung der Initiative - Déposition des signatures pour l'initiative

Ecopop, le leurre et les bonnes politiques

Editorial ["Le Temps", 30 octobre 2014, page 1]
Par Pierre Veya [avec annotations par ecoglobe, 2.11.2014]

L'initiative "Halte à la surpopulation - Oui à la préservation des ressources naturelles", dite Ecopop, est le symptôme d'un malaise qui ne cesse de grandir. Il y a peu, nous votions sur une autre initiative qui avait pour objectif de limiter drastiquement l'immigration. Les deux partent d'un même présupposé: la petite Suisse est dépassée par le rythme d'accroissement de la population et craque de toutes parts sous l'effet d'une urbanisation rapide.

[Pas seulement la Suisse, mais le monde entier souffre de une forte surpopulation. La terre ne peut pas supporter ce nombre d'être humaines. Les problèmes environnementales en font la preuve.
Le "rythme" d'accroissement en suisse est cinq fois plus grand que dans l'Union Européenne. Avec des espace et ressources limitées, aucune accroissement est durable, ni en suisse, ni ailleurs.
]

Ecopop va très loin dans ses moyens. Elle fixe un seuil admissible, s'en prend directement aux migrants étrangers et veut convertir le monde aux techniques du planning familial. Dans les années septante, les initiatives dites Schwarzenbach affichaient la même ambition: maîtriser croissance économique et démographique afin de préserver le cadre de vie des Suisses. Quarante ans plus tard, au terme de deux décennies de fort développement, la question demeure: faut-il brider la croissance démographique et, si oui, la limitation des flux migratoires est-elle la bonne solution?

cartoon erroné de valeur douteuse...La réponse est clairement non.

["...clairement non."? Limiter la croissance démographique est une solution partielle et faisable, basée sur le fait que les naissances dans le pays ne produisent pas de croissance démographique. L'affluence, notre richesse, est l'autre facteur de l'équation I=PxA qui représente notre pression sur la terre - "Impact = Population x Affluence". L'affluence est le niveau économique par personne, le Produit Interne Brut. (I=PxA - La Technologie est inclus dans "A" et sert comme accélérateur de l'exploitation de ressources.)]

Et comme pour les initiatives précédentes, Ecopop est indéfendable sur le plan politique. Elle discrimine la population étrangère, limite arbitrairement les besoins en main-d'œuvre et sape de ce fait les bases mêmes du développement, sans tenir compte des cycles et réalités économiques.

[La population étrangère en Suisse n'est pas discriminée. L'initiative ne veut limiter que l'immigration. Les "besoins de main d'œuvre" et le "développement" sont des arguments non-valables contre l'impossibilité de continuer la croissance. Le "développement" est synonyme à la croissance - une idéologie suicidaire sur une planète avec ces limites physiques.]

Ecopop établit une corrélation douteuse entre démographie et atteinte aux ressources naturelles.

[La corrélation est tout à fait directe, sans aucune doute: chaque personne additionnelle a besoin de ressources et vivres pour une personne additionnelle.]

En termes absolus, on pourrait facilement démontrer que la Suisse de 5 millions d'habitants comptait davantage de lacs pollués qu'aujourd'hui, détruisait proportionnellement plus de terres arables et contribuait tout autant à la pollution de l'air.

[Si cet argument est correcte, ce n'est qu'en partie parce que des parts de notre pression ont été expatriée.]

Si, en théorie, il est incontestable qu'une pression démographique plus grande engendre des nuisances supplémentaires, nous savons aussi qu'il existe des instruments et des politiques qui permettent de les découpler.

["Découpler" est impossible. Ces instruments n'existent pas. Ce découplement est une illusion des idéologues de la croissance sans fin.]

C'est précisément ce qui se passe peu à peu dans les pays industrialisés, qui produisent davantage de valeur avec moins de ressources.

[Si dans certaines pays le PIB augmente avec moins de consommation de ressources et de pollution, ce n'est que parce que ces effets négatifs ont été expatriés au pays telle que la Chine.]

La lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, les normes environnementales, la densification urbaine, le recyclage et la valorisation des déchets sont autant de moyens à disposition pour un développement durable et respectueux de la biosphère.

[La "lutte contre les émissions de gaz à effet de serre" n'est pas un "moyen pour un développement durable". Cette "lutte" n'existe que sur papier, sans aucun effet réel. Le "développement durable" n'existe pas, parce que c'est ceci un oxymoron. Aucun développement ne peut être durable, c'est à dire durer longtemps. Tout développement - même vers une rélocalisation et frugalisation -a besoin de ressources non-renouvelables additionelles.]

Certes, l'effort à accomplir est immense, encore très imparfait et met en jeu un mode de vie confortable mais irresponsable. Nous le savons, depuis fort longtemps et tardons à réagir. En cela, l'initiative Ecopop est une nouvelle piqûre dans les consciences, un appel à agir localement et globalement. D'une économie fondée sur l'abondance et le positivisme du progrès, il est urgent de passer à la frugalité dans les échanges de matières et d'énergie. C'est tout l'enjeu d'une nouvelle révolution industrielle qui intègre les externalités environnementales et exige de ne pas détruire le capital naturel dont les générations futures auront besoin.

[Ici, cet éditorial se contredit. Passer à la frugalité est incompatible avec la croissance. La "nouvelle révolution industrielle" est une autre illusion. Il est impossible d'intégrer les externalités environnementales. L'internalisation n'est qu'une théorie.]

Mais, sans doute, les partisans d'Ecopop partagent une autre vision. On entend l'écho d'un malaise plus profond. Nombre de citoyens sont inquiets des changements sociaux et culturels auxquels ils sont confrontés. L'urbanisation leur fait peur car elle bouleverse le cadre de référence, trouble les valeurs et participe à une forme d'isolement dans l'impuissance.

[L'éditorial oublie (?) les effets concrets de la croissance dans la vie de la population de base. La majorité soufre sous les loyers toujours plus élevés, la pénurie d'espace, le bruit, le chômage, les inégalités, la compétition déloyale par des immigrant illégales, la criminalité montante grâce à une politique des frontières ouvertes, ainsi de suite.]

Limiter la croissance démographique pour résoudre les problèmes du vivre ensemble est un leurre, une réponse populiste à des questions sérieuses qui méritent des réponses appropriées et concrètes.

[Limiter la croissance démographique est une réponse très sérieuse et valable. La politique actuelle n'a pas de réponses aux peuple. La politique actuelle n'offre que des slogans populistes. Un politique qui se base sur de multiples illusions de "développement durable", comme discuté ci-devant, n'a aucune crédibilité.]

La politique peut beaucoup mais pas tout, dirait le philosophe. Ecopop cherche en vain La solution, là où il y en a de multiples et de plus fécondes.

[Pour ecoglobe.ch: Helmut Lubbers.
Pour des liens expliquants voir, pour l'instant: sitemap et sitemap search]

"La surconsommation des ressources fait partie d'une équation dont l'autre variable est le nombre des consommateurs." Phillippe Roch

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